Du ferroroutage

De plus en plus de camions, du fait du développement des échanges commerciaux, ne font que traverser la France du Sud au Nord et du Nord au Sud.
A cette noria, il est possible de substituer une solution de type Eurotunnel, où les camions sont transportés sur des plateformes appelés navettes.
Dans la configuration trans-manche, avec une locomotive à chaque extrémité de la navette camions et pour obtenir la même fréquence de navettes, il faudrait 36 navettes camions et 72 locomotives aux 100 Km.
Le besoin d’avoir deux locomotives par navette s’explique par le profil du réseau ferroviaire (16 km de rampe continue à 1,1 % du côté anglais) et la circulation en tunnel qui multiplie par trois la traînée aérodynamique. La configuration étant complètement différente pour le ferro-routage envisagé, une seule locomotive par navette serait requise.
Les locomotives eurotunnel ont été fabriquées par le consortium Bombardier/Brush Traction, les navettes camions par WBN Waggonbau Niesky Gmbh, Arbel et Breda-Fiat.
Le réseau pouvant être implanté par tranches, la solution est de créer une tranche de 500 km. Il faudrait pour ce faire réaliser les 2 plate-formes de chargement/déchargement et acheter le matériel pour 500km, à savoir 180 locomotives et 180 navettes.
Compte tenu de l’intérêt de la solution pour l’environnement, dont une réduction de l’élargissement des autoroutes, cette solution est une priorité nationale.
D’autre part, elle présente l’opportunité de relancer l’industrie ferroviaire française, la société Alsthom en particulier.

1 commentaire sur “Du ferroroutage

  1. Cette préconisation devrait faire l’unanimité de toutes les chapelles d’écologistes, tout en satisfaisant une majorité d’automobilistes !

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