Moyen Orient: une piste pour la Paix

Pour des raisons historiques, la France conserve au Moyen Orient une influence considérable. Elle a peut-être l’opportunité de faciliter grandement la solution d’un problème qui paraît inextricable, le problème palestinien.

En considérant la réalité du terrain et de l’histoire en Palestine, que constate-t-on ? Que l’accouchement de l’état d’Israël s’est fait dans la violence et qu’il ne s’en est pas remis : Le 29 novembre 1947 l’Organisation des Nations unies (ONU) met fin au mandat britannique et prévoit la création d’un État juif et d’un État arabe. C’est le Le 14 mai 1948 que l’état d’Israël est proclamé, mais dès le lendemain de ce vote de l’ONU, qui organise donc la partition de la Palestine, la communauté juive et la communauté arabe s’affrontent avec une violence croissante tandis que les Britanniques, qui sont censés y maintenir l’ordre, organisent leur retrait et n’interviennent que ponctuellement.

Cette période constitue la première phase, ou le prélude, de la guerre israélo-arabe de 1948, également dénommée guerre de Palestine de 1948. Il s’agit d’une guerre civile du fait que les deux groupes qu’elle oppose essentiellement, Arabes et Juifs de Palestine, dépendent d’un même pouvoir central. Après le 15 mai, le conflit interpalestinien évolue vers une guerre inter-États entre Israël et plusieurs États arabes.

On conçoit facilement que dans ce climat, les autorités israéliennes ont été pour le moins méfiantes vis à vis des populations musulmanes établies, depuis des siècles pour certaines, sur son territoire. Une très grande partie de ces populations a été affectée par les différents conflits :

De novembre 1947 à mai 1948, plus de 800 000 Palestiniens (sur 1,4 million) furent expulsés de leurs terres par les forces armées juives et les combats. Au total, 531 villages palestiniens ont été détruits pendant cette période.

Une nouvelle vague d’expulsions s’est produite lors de la guerre de 1967.

Aujourd’hui, d’après les Nations unies, les réfugiés issus de ces expulsions sont au nombre de 2.200.000 en Jordanie, 1.400.000 dans la bande de Gaza et 800.000 en Cisjordanie, sans compter ceux des camps de Syrie ou du Liban.

Sur le territoire de l’état d’Israël actuel on compte environ 7.000.000 juifs (dont les 630.000 colons de Cisjordanie et de Jérusalem-Est), 1.800.000 Palestiniens d’Israël (citoyens israéliens) et 2.200.000 réfugiés arabes. Selon d’autres sources, la population des territoires palestiniens est de 4,9 millions d’habitants (3 millions en Cisjordanie – y compris à Jérusalem-Est et 1,9 million dans la bande de Gaza).

La politique de l’état hébreux (qui s’explique par son histoire) respecte de moins en moins les droits des palestiniens et s’attire régulièrement la condamnation des instances internationales, sans que cela émeuve outre mesure le gouvernement d’Israël, pas plus que celui des Etats Unis d’Amérique, le protecteur tutélaire.

Cette politique d’apartheid étant sans issue, nous préconisons que la France soutienne une version de l’état d’Israël à 11 millions de citoyens, état multiconfessionnel (juifs, musulmans et chrétiens peuvent vivre en bonne intelligence comme l’Histoire l’a démontré en particulier en Algérie française) et décentralisé, la base de l’organisation étant le village. L’exemple du Liban prouve la possibilité du bon fonctionnement d’institutions spécifiques, même s’il a été depuis un demi-siècle largement perturbé quelquefois du fait d’influences extérieures. Pour démontrer la volonté de construire un pays en paix sur des bases nouvelles, le drapeau associerait l’étoile de David, le croissant du Prophète et la croix de Jérusalem. Son nom : Canaan (Israël ne conviendrait sans doute pas aux arabes, ni Palestine aux Juifs!).

1 commentaire sur “Moyen Orient: une piste pour la Paix

  1. le projet peut sembler utopique, mais il y a des circonstances où il faut dépasser les rancunes ancestrales. La France peut jouer un rôle de catalyseur et de garantie. Ce projet ne fait pas à proprement parler partie du programme de gouvernement !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *