Principes de l’organisation économique

En 1976, en avant-propos de son ouvrage « L’impôt sur le capital et la réforme monétaire », dont sont extraits les quelques passages suivants, Maurice Allais écrivait :
« Aucun progrès social n’est possible si l’économie n’est pas efficace, et la condition de l’efficacité économique, c’est une économie de marchés fondée sur la propriété privée et la concurrence.

Pour quiconque est réellement soucieux du progrès économique et social, une seule inspiration générale est valable : libéraliser, décentraliser et supprimer les rigidités de toutes sortes qui empêchent l’économie de fonctionner. Pour forcer les agents économiques a être efficaces, on ne peut compter que sur la concurrence, la liberté économique, l’économie de marchés et une législation anti-monopolistique efficace, et sur rien d’autre…

Dire qu’une organisation sociale efficace et une société libre ne peuvent reposer que sur la décentralisation des décisions, sur une économie de marchés et la propriété privée, ne signifie pas, et ne peut pas signifier que ces trois conditions nécessaires soient également suffisantes. L’économie de marchés est indissociable du cadre institutionnel dans lequel elle fonctionne, et une société libérale n’est pas et ne saurait être une société anarchique.

L’argent doit être gagné par le travail et non obtenu grâce à des rentes gratuites, qu’elles résultent de plus-values foncières, de l’intérêt pur du capital, de situations de monopoles, de rentes sociales, … ou des manœuvres et des intrigues politiques. L’atelier, la ferme, le magasin, le bureau, le laboratoire, doivent devenir les seules sources de revenus, et non les couloirs et les antichambres ministériels. Une économie où il y a plus à attendre des profits correspondants à des rentes gratuites ou à des faveurs du pouvoir que des efforts faits pour vendre meilleur à un moindre prix n’est pas une économie saine. »

Nous ajouterons que, dans une entreprise, tous les salariés concourent à son développement et à ses succès. Certains ont certes un rôle plus important, mais un coefficient de 30 entre la rémunération la plus faible et la rémunération la plus élevée nous semble suffisant pour tenir compte de ce fait.

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