Un contrat pour tous

Il s’agit d’une application concrète de la conviction que tout citoyen, quels que soient ses talents, doit avoir la possibilité de participer à la vie sociale de sa communauté, en étant rémunéré pour ce faire, dans le cas présent. Les chrétiens y reconnaîtront une traduction de la doctrine sociale de l’Eglise. D’autres une affirmation positive du droit de vivre en société.
Il s’inscrit dans un projet politique de société libre, humaniste et progressiste, telle que l’imaginait Maurice Allais, qui est encore loin d’être prophète en son pays. A la différence de l’allocation, le contrat établit une relation de réciprocité, une responsabilisation de l’individu considéré comme acteur de son propre devenir versus une obligation de moyens de la part de la société, dans le respect de la valeur « travail ».
Je vous renvoie aussi à l’article 5 du préambule de la constitution de 1946, repris par la constitution de 1958, qui stipule : ‘Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi… ‘.
Il s’agit d’un contrat ‘à vie’, mais souscrit et résiliable librement. Il est totalement cumulable avec les autres revenus, salariés ou autre. Il rend caduques toutes les aides sociales, sauf à la marge l’ASPA et l’AAH. Pour en bénéficier il suffira d’être français de plus de 18 ans, et vivre sur le territoire national, la contrepartie demandée aux personnes valides étant de consacrer 2 heures par semaine au service de la Nation. Pour les moins de 18 ans, une allocation de la moitié de la rémunération ‘adulte’ sera versé au chef de famille, en contrepartie du service national effectué en principe à 18 ans. Le montant mensuel de la rémunération ‘adulte’ serait 500 €, soit 10% de plus que le RSA actuel.
Livrons-nous, si vous le voulez bien, à quelques calculs simples pour évaluer les besoins bruts maximums d’une telle mesure. Ces calculs considèrent qu’il y a 61 millions de personnes éligibles, dont 20% de moins de 18 ans, soit 12,2 millions. Les besoins bruts annuels maximums (si toutes les personnes éligibles choisissent le contrat proposé) sont donc :
(500 x 12) x 48,8 + (250 x 12) x 12,2 = 329,44 milliards d’euros, soit de l’ordre de 17% du PIB (1933 milliards d’euros en 2010)
De nombreuses allocations aux personnes, et plus encore de subventions aux associations, aux organismes, aux collectivités, aux entreprises, ont pour objectif de venir en aide, directe ou indirecte, à une multitude de cas particuliers. L’énergie consommée à cet effet est considérable, sans que l’efficacité de l’ensemble de ces mesures soit réellement démontrée. L’Etat s’occupe, directement ou indirectement, de redistribuer plus de 50% de la richesse nationale. Faisons déjà en sorte que l’état commence par redistribuer efficacement 17% (ce serait 19% si les enfants touchaient la même ‘rémunération’ que les adultes) du revenu national, ou plus exactement du PIB.

1 commentaire sur “Un contrat pour tous

  1. Sans aucun doute une des préconisations les plus originales de ce programme. Elle bouleverse l’organisation sociale tout en faisant appel à l’imagination de chacun…

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